L'histoire de Jésus Christ, histoire de l’Homme
Pendant la crise chez nos voisins ivoiriens, tout le monde était parti du village de « Tikri » (Assemblée en mooré) pour se mettre en sécurité quelque part. Ainsi plus de prêtres, ni de catéchistes, ni de papas et mamans catéchistes. Mais les autochtones et ceux qui n’avaient plus de jambes pour fuir sont restés.
Le jour de l’Ascension, personne pour animer la prière sauf ce jeune volontaire qui semble connaître un peu de cette affaire de religion. Après les lectures, il ne savait pas quoi faire ou quoi dire. Quelqu’un dans l’assemblée lui dit : raconte nous l’histoire de Jésus et c’est bon, on pourra fêter l’ascension avec ça.
Le jeune prend son courage à deux mains et commence ainsi. « Vous savez l’histoire de Jésus, c’est un problème. De toute façon, je ne la connais pas tellement depuis qu’on en parle à gauche et à droite. Tout ce que je sais est qu’on dit qu’à sa naissance il était tout vert, surtout au niveau de son nez. Comme pour certains de nos parents, quand on ne connaît pas ta naissance, on dit que « tu es né vers », c’est pareil : on ne sait pas exactement quand est-ce qu’il est né.
Comme il était vert, et qu’il est né la nuit en brousse, on l’a mis dans une mangeoire et ses parents sont restés à côté pour surveiller afin que les animaux ne le confondent pas à l’herbe verte. Voilà pourquoi à la crèche, on place d’abord les animaux autour de l’enfant et ses parents sont juste à côté avec Joseph qui tient un long bâton pour éloigner ces animaux avides de tout ce qui est « vers ». C’est pourquoi aussi, l’évangile qui retrace sa vie contient trop de « vers » :
Vers le Jourdain, vers la montagne, vers le lac, envers les pharisiens, vers ses disciples, et vers la fin, sur la croix, il tourna son regard vers sa mère Marie et ensuite vers son disciple Jean, et finalement il est monté vers le père : voilà pourquoi on dit que c’est l’Ascension.
L’histoire de Jésus est une histoire « tournée vers » : vers l’humanité pour nous apporter le salut de Dieu son père, vers l’amour à donner et à recevoir, vers le frère pour lui porter secours, vers l’ami pour s’accompagner le plus loin possible dans la vie.
Le jeune achève son histoire ainsi : mon frère, ma sœur, si ta vie n’est pas « vers » comme celle de Jésus, à partir d’aujourd’hui, il faut accepter de te « tourner vers » (c’est-à-dire se convertir) vers nous, vers Dieu : Bonne fête, c’est l’Ascension !!!
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Frères et sœurs en Christ, je voudrais vous conter et re - conter cette histoire que nous connaissons tous ;
Je voudrais vous redire l’histoire de cet homme, plutôt de cet enfant né d’une mère, un jour de notre temps.
Cette longue histoire de plus de 2000 ans, tissée en 33 ans de vie d’un jeune homme du nom de Jésus de Nazareth, qu’on appelle Christ.
Cette histoire, nous ne nous fatiguons jamais de l’écouter surtout qu’elle commence dans sa fin et se termine à son début, elle n’a pas de fin : «Je suis l’Alpha et l’Omega, le commencement et la fin » de tout.
A chacun sa version selon son objectif et ses moyens pour dire la vie du Christ : une nuit de noël un enfant nous né dans la brousse car dans la maison des hommes, il n’y avait plus de place. Il a reçu bon accueil au milieu des animaux et des bergers, et en souvenir et reconnaissance il a conservé le nom de pasteur.
Cette longue histoire peut se dire en quelques mots, en quelques phrases, comme le disait notre jeune volontaire du village de « Tikri » : tout est écrit vers, tout est orienté vers…. Oui il a une vie tournée vers ….
VERS sa mère : ma mère, mon frère et ma sœur, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent !
VERS Son père : soumission totale !
VERS ses frères : aimez –vous les uns les autres comme je vous ai amés !
VERS les malades : lève-toi, prends ton grabat et marche !
VERS les pécheurs : Zachée : aujourd’hui le Règne de Dieu est arrivé dans cette maison !
VERS les personnes éprouvées : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra !
VERS les enfants : laissez les enfants venir à moi,…, tout ce que vous vous aurez fait à l’un de ces petits … C’est à moi que vous l’avez fait !
VERS les jeunes ambitieux : vas, vends ce que tu possèdes, puis viens et suis moi !
VERS les docteurs de la loi, les gardiens de la religion d’Israël : le Fils de l’homme est maître même du Shabbat ! Avant qu’Abraham n’existe, je suis !
VERS Pilate, représentant du pouvoir suprême des hommes : tu n’aurais sur moi aucun pouvoir !
VERS la loi et l’autorité légale : le shabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le shabbat ! donnez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu !
VERS le soldat violent : si j’ai mal parlé, dis-moi ce que j’ai dit de mal, si je n’ai pas mal parlé, pourquoi me frappes-tu !
VERS le larron : aujourd’hui même tu seras avec moi dans mon royaume !
VERS sa propre souffrance : Père, non ma volonté, mais la tienne !
VERS la mort : entre tes mains, Père, je remets mon esprit !
VERS l’humanité : la volonté de mon Père, c’est que tous les Hommes soient sauvés !
VERS Dieu : je suis le chemin, la vérité et la vie : personne ne va au Père sans passer par moi !
Quelques phrases, quelques mots et toute l’histoire du Christ est déployée.
Aujourd’hui le Christ retourne vers le Père et nous envoie l’Esprit pour qu’il nous mène aux extrémités de notre être, aux extrémités de la terre pour dire la Bonne Nouvelle du Royaume afin que la voie de l’Espérance qu’il a ouverte soit accessible à toute la création.
Frères et sœurs, ne nous attardons pas à regarder là-haut car celui qui s’en va, demeure parmi nous, celui qui a vécu parmi nous, nous a tracé la route qui nous conduit au bonheur éternel.
Quand viendra notre heure dernière, il nous sera demandé ce que nous avons fait de l’histoire de cet Homme-Dieu.
Quand viendra l’heure, comme aujourd’hui, il nous sera conté notre propre histoire à la lumière de l’histoire de cet Homme-Dieu :
Mon frère, ma sœur,
Ce jour là,
Dieu ne te demandera pas combien de fois tu as été à l’Eglise, il te demandera comment tu as aimé ton prochain !
Dieu ne te demandera pas quelle marque de voiture tu possédais, il te demandera combien de personnes tu as pu porter, à qui as-tu porté secours !
Dieu ne te demandera pas quelle était la grandeur de ta maison, il te demandera combien de personnes tu as accepté de recevoir chaleureusement dans ta maison !
Il ne te demandera pas qu’est-ce que tu avais dans ta grande robe ou dans ton boubou brodé, il te demandera combien de personnes tu as aidées à se vêtir !
Il ne demandera pas quel était ton salaire le plus élevé, il te demandera si tu as fait des compromis pour l’obtenir !
Il ne demandera pas quel est ton titre, il te demandera si tu as fait ton travail au meilleur de tes connaissances !
Il ne te demandera pas combien tu avais d’amis, il te demandera combien de personne t’ont choisi comme ami !
Il ne te demandera pas dans quel quartier tu vivais, il te demandera comment tu traitais tes voisins !
Il ne demandera pas la couleur de ta peau, il te demandera quelle est la qualité de tes valeurs !
Il ne te demandera pas pourquoi tu as mis tant de temps pour trouver le salut. Il t’accueillera à la porte du paradis, si tu as su mettre tes pas dans les pas du Christ, si tu as accepté de tourner ta vie vers la Vie.
En montant vers son Père, Christ nous ouvre grande la porte du bonheur éternel. Si nous calquons notre vie sur la sienne, ces portes sont ouvertes pour nous !
Il nous a laissé toutes les clés : sa parole et son corps.
Puissions-nous en le recevant aujourd’hui tourner tout notre être vers lui qui nous conduit vers le Père. Amen
Abbé ROUAMBA Benoît
Ouagadougou le 17 mai 2012
PAROISSE SAINT-JOSEPH de DIJON
s’engagent, elles aussi, au service des autres : ceux qui partent avec les ONG
dans les pays en guerre, les pays en voie de développement ; ceux qui donnent de leur temps dans de multiples associations, au service des plus défavorisés, des exclus, des victimes de toutes
sortes d’injustices ou de catastrophes… On parle aussi pour ces personnes de « vocation ». On parle même parfois de « la vocation d’enseignant » ou de « la vocation d’éducateur ». D’une mère de
famille nombreuse qui reste disponible et attentive à ses enfants, qui les écoute avec patience, ne dit-on pas aussi d’elle : « avoir des enfants, c’était vraiment sa vocation » ?





