« DIEU, QUI NOUS METS AU MONDE POUR ENFANTER LE TIEN »
"Nous ne nous tenons jamais au temps présent" écrivait Pascal il y a déjà plus de trois siècles. Préoccupés que nous sommes par ce qui a été ou sera peut-être, nous finissons par être absents du temps qui est le nôtre. Mais alors, où sommes-nous en réalité ? Quelle est cette vie à ce point inquiète d'elle-même qu'elle s'épuise entre tant de moments qui lui échappent ? N’y a-t-il pas à revenir à son présent ? À retrouver toujours ce point unique d'où procède le renouvellement de toutes choses ? Revue Christus n° 191
Avec l'Évangile, il s'agit d'abord d'un appel à vivre. Aujourd'hui, l'adhésion à des convictions religieuses est de moins en moins une affaire d'héritage et, de plus en plus, une affaire de choix personnel Dans ce contexte, la voie chrétienne ne peut être connue et découverte que si elle est proposée comme une bonne nouvelle pour vivre. Les chrétiens ont à être présents là où se jouent la vie et la mort des humains. Il s'agit de l'audace d'une présence et d'une parole vive au lieu même des grandes fractures de la vie humaine. Il s'agit de proposer un chemin de liberté et de vie. Il y a là exigence qui relève du témoignage, avec sa force propre et sa vulnérabilité. Il s'agit de manifester la pertinence de la Parole au cœur même des grandes recherches et des grands débats qui marquent actuellement notre culture
Annoncer l'Évangile, c'est manifester que, en Christ, l'existence humaine n'est pas livrée au hasard et simplement esclave du mal et condamnée à mort, mais qu'elle est appelée : « Tu as pour Dieu un nom et une destinée unique, ta vie est portée par un amour. Elle est dès aujourd'hui une vie éternelle. »
-- cette parole, qui est le Christ, nous rejoint en particulier dans les Écritures, qui portent vers nous le témoignage des premiers croyants.
-- le centre de tout, c'est la relation entre Dieu et les hommes qui se joue dans le Christ comme une relation filiale donnée inconditionnellement et qui se propose et s'accueille en Église. Il s'agit d'ouvrir simplement l'espace d'une rencontre entre humains qui cherchent la vie, la Parole de vie pouvant s'y glisser.
On est d'abord chrétien parce qu'on a fait une découverte personnelle : l'Évangile est une initiative, une irruption même, qui vient rencontrer, secouer et bouleverser la quête de vie des humains. Nous pouvons en oser le lien de communion parce que nous avons été nous-mêmes rencontrés et engendrés par elle, parce que nous en éprouvons la profonde humanité.
Nous sommes invités à retrouver l'initiative première, le geste évangélique premier, qui est geste d'éveil, d'ensemencement, d'engendrement. Et si nous sommes invités, c'est pour que notre joie soit complète.
Extrait de la revue Partenaires en ACI pour la Mission, septembre 2011
« Mon passé ne me préoccupe pas : il est dans la miséricorde divine.
Mon avenir ne me préoccupe pas non plus : il est dans la providence divine.
« Ce qui me préoccupe et m'anime, c'est l'aujourd'hui, qui est dans la grâce de Dieu et dans le don de mon cœur et de ma volonté. »
Saint François de Sales
PAROISSE SAINT-JOSEPH de DIJON

